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L’église Saint-Pierre |
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Un parchemin mentionne que le 12 novembre 1254, l’évêque de Toulouse, Raymond du Fauga, donne aux Bénédictins de la Daurade, l’église Saint-Pierre de Pinsaguel. Ce qui veut dire, et cela est très important, qu’à cette date, l’église Saint-Pierre de Pinsaguel existait déjà comme entité.
La restauration de l’église Saint-Pierre achevée en 2006 a permis d’apporter des éléments de datation précis concernant la construction de l’édifice et d’en connaître la chronologie. Jadis l’église paroissiale de Pinsaguel n’était probablement qu’une simple chapelle de plan rectangulaire aux modestes dimensions. Cette partie de construction, située à l’entrée, pourrait être antérieure au XIe siècle. |
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La construction du sanctuaire actuel est contemporaine de la période comprise entre les années 1080 et 1120. En effet, l’appareillage très commun dans le sud toulousain, que l’on retrouve par ailleurs dans la basilique Saint-Sernin et sur un mur de l’église de Portet, est attribuable à la période romane qui persista dans notre région jusqu’à la fin du XIIe siècle.
A l’extérieur sur la façade côté est, soutenant et consolidant le mur du chevet plat, les deux contreforts biais à ressauts, sont indéniablement moyenâgeux.
L’assemblage du mur sud, est identique dans toute la partie inférieure, alternance de moellons de pierres taillées surmontés de deux ou trois rangées de briques foraines, pour se terminer dans sa partie haute par un empilement de briques cuites. Nous noterons que les moellons taillés proviennent des carrières de grès calcaire du Salat. Plus précisément ils ont été extraits de la carrière de Furne à Belbèze, et ont été acheminés, en partance de l’ancien port de Roquefort, sur des embarcations empruntant la Garonne.
L’entrée dans l’église se fait par un magnifique porche roman, orné de billettes, restauré récemment.
Sur le mur du chevet plat est peint en trompe l’œil un retable représentant Saint-Pierre et Saint-Paul, datant du XVIIIe siècle.
Dans une embrasure, à droite en entrant, se trouve un buste reliquaire polychrome du XVIIIe siècle représentant Saint-Pierre.
Au fond de l’église, du côté de l’épître, sur le socle ou était posé la cuve baptismale donnée en 1606 par le recteur François Labatut et aujourd’hui disparue ; on remarquera lors des offices une statue de la vierge à l’enfant, en bois doré, du XVIIIe siècle
Au centre du retable, adossé au mur du chevet se trouve un tabernacle provenant de l’abbaye d’Eaunes. Ce tabernacle en bois doré, exécuté au XVIIIe siècle, représente une gerbe de blé lié à mi hauteur par un ruban.
Le chœur est décoré de quatre trophées ou bas-reliefs symbolisant par leurs attributs des personnages religieux.
Nous noterons enfin que la crue dévastatrice de la Garonne des 22 et 23 juin 1875, détruisit la quasi-totalité des habitations. Dans l’église le niveau de l’eau atteignit près de deux mètres, mais la construction résista au fleuve en furie. |
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